L'école de karaté kyokushinkaï a été créée par Maître Oyama. Elle est considérée comme la plus dure, la plus efficace, mais aussi la plus intransigeante des écoles de karaté japonaises. On y apprend la maîtrise du corps et de l'esprit à travers des entraînements très physiques ou respect et discipline sont omniprésents. Ses techniques circulaires typiques proviennent du Gojû Ryû, de divers styles de Kenpo et de boxes. Vous apprendrez : techniques de respiration, training "cardio", musculation naturelle, stretching, techniques Kyokushin de base, Katas (formes), self-défense, techniques de casse ''Tameshiwari'' et application en combat libre ''kumité'', l'ultime vérité (au plus haut niveau, les combats se pratiquent au KO, sans protection pour ce qui est des compétitions) ! Pendant les cours, les protections sont obligatoires.
Mas Oyama a fondé en 1964 le style Kyokushin qui signifie "la voie de l'ultime vérité ". Son style est devenu le style le plus populaire, avec plus de 12 millions de pratiquants à travers le monde. On a vite surnommé son style : "The Strongest Karate" (le Karaté le plus puissant), non seulement à cause des performances incroyables de ses démonstrations puissantes, mais aussi à cause des entraînements de haut niveau et de ses compétitions. À sa mort, en avril 94, à l'âge de 70 ans, Mas Oyama, a laissé une organisation très confuse.
On dit qu'il aurait choisi comme successeur Akiyoshi Matsui. Mais plusieurs des japonais hauts gradés et des "Branch chiefs" (propriétaires de dojo) n'ont pas accepté cette décision et n'ont pas donné leur confiance à celui-ci. Ils ont alors formé leurs propres organisations.

 

Dojo Kun (serment du Dojo)

Hitotsu, wareware wa, bu no shinzui o kiwame, ki ni hasshi, kan ni bin naru koto.
Nous suivrons le véritable sens de la voie martiale, si bien qu’à chaque instant nos sens resteront en éveil.

Hitotsu, wareware wa, shitsujitsu goken o motte, kokki no seishin o kanyo suru koto.
Avec détermination, nous chercherons à développer un parfait esprit d’abnégation.

Hitotsu, wareware wa, reisetsu o omonji, chojo o keishi, sobo no furumai o tsutsushimu koto.
Nous observerons les règles de la courtoisie, respecterons nos supérieurs et nous abstiendrons de toute violence.

Hitotsu, wareware wa, shinbutsu o totobi, kenjo no bitoku o wasurezaru koto.
Nous suivrons nos convictions et n’oublierons jamais les vraies vertus de l’humilité.

Hitotsu, wareware wa, chisei to tairyoku to o kojo sase, koto ni nozonde ayamatazaru koto.
Nous essaierons d’atteindre force et sagesse sans rechercher d’autres désires.

Hitotsu, wareware wa, shogai no shugyo o karate no michi ni tsuji, Kyokushin no michi o mattou suru koto.
A travers la discipline du karaté kyokushinkai, nous chercherons à découvrir la voie qui mène à l’accomplissement de toute notre vie.

 

Votre instructeur :

- Voilà, je me suis enfin décidé à vous relater quelque peu mes débuts et mon parcours dans les arts martiaux.
- J’ai débuté le karaté kyokushinkai à l’âge de 14 ans. Cela fait maintenant 24 ans que je pratique ce style. Je l’ai choisi tout à fait par hasard. A mes débuts, j’habitais à Evere, une commune de Bruxelles. C’était un club qui se trouvait à proximité de mon domicile. J’ignorais à cette période qu’il y avait plusieurs styles de karatés.
- En 1983, j’ai donc fait la connaissance de mon professeur, Sensei CLAES Joseph, lequel était 3ème dan à l’époque. Je me souviens qu’il s’était rendu au Japon passer son 4ème dan auprès du fondateur de notre style, Mas Oyama.
- Parallèlement à la pratique du kyokushinkai, j’ai suivi comme élève libre, pendant plusieurs années, d’autres disciplines aux fins d’étendre mes connaissances dans le monde des arts martiaux. C’est ainsi que j’ai pratiqué pendant quelques années de l’aïkido, de la self-défense, du kobudo et de l’ïai-do
- Une première satisfaction dans la pratique est le passage de grade pour la première ceinture de couleur. C’est donc le 19 juin 1986, que j’ai passé mon 8ème kyu, la ceinture bleue en kyokushinkai.
- Par la suite, une deuxième satisfaction est le passage de grade pour la ceinture brune, que j’ai obtenu le 5  mars 1988. Il s’agit du  2ème kyu.
- Toujours en 1988, 5 ans après mes débuts, j’ai repris le flambeau de mon Sensei. J’ai eu la permission et l’honneur de pouvoir ouvrir mon propre Dojo, alors que j’avais encore le grade de 2ème kyu, ceinture brune. Mon Sensei quant à lui avait ouvert deux autres Dojos, l’un à Westmalle, et l’autre au Résidence Palace, à Bruxelles, face aux bâtiments de la CEE.  C’est donc en 1988, que j’ai officiellement enseigné le Kyokushinkai.   Je donnais des cours de 2 heures,  4 fois par semaines, les lundis, mercredis, jeudis et samedis. Je continuais toujours, bien entendu,  à suivre des cours chez mon Sensei, à Oostmalle ou à Bruxelles.
- En 1989, pour une raison que j’ignore encore, presque toute la fédération de kyokushinkai est passée dans la fédération du WOK (World Oyama Karaté), dont le fondateur était le nommé Shigeru Oyama.   Il s’agissait d’un style identique au kyokushinkai.  J’ai moi-même suivi mon Sensei dans cette voie.   La seule différence se situait au niveau des katas.   En effet c’est  lorsque nous étions rattachés à cette fédération qu’il m’a été enseigné les kumite no kata.   Il y en avait huit.   Nous devions également connaître des katas avec les bo (longs bâtons), les tonfas et le nunchaku.
- Le 5 mars 1989, j’ai passé mon 1er kyu, ceinture brune barrette, au World Oyama Karaté.
- Une nouvelle étape très importante dans la vie d’un pratiquant d’arts martiaux est le passage de sa ceinture noire (surtout en kyokushinkai ou world oyama karaté).  
- En juillet 1990, lors du fameux stage d’une semaine qui était organisé en Hollande, à Papendael, j’ai réussi mon examen de ceinture noire (shodan).
- J’ai présenté cet examen devant Shigeru OYAMA en personne.   La partie théorique, katas, kihons, etc…, avait été jugée pendant toute la durée du stage.   Le dernier jour du stage, soit le dimanche matin, c’était l’épreuve des kumités (combats).   Il m’a fallu tenir pendant 20 combats de deux minutes et être toujours debout à la fin.
- Il m’a donc fallu 7 années de travail et d’acharnement pour obtenir la ceinture noire.
- Mon but essentiel dans la pratique du karaté était d’enseigner.   Je n’ai pas fait une grande carrière de champion.   Je n’ai participé qu’à quelques championnats. En 1987, j’ai obtenu la coupe de Flandre « Best Spirit Fighter ». Dans le courant de l’année sportive 1987-1988, j’ai également obtenu un mérite sportif de la commune d’Evere.
- A partir de 1990, j’ai continué à enseigner dans mon Dojo privé à Evere et ce, jusqu’en 1999. En 1999, j’ai du arrêter l’enseignement pour des raisons professionnelles.
- Mon Sensei, CLAES Joseph, avait également arrêté d’enseigner et je l’ai perdu de vue, me retrouvant seul.
- En novembre 2004, j’ai repris contact avec Shihan Alain BREUGELMANS, que je connaissais depuis des années, et je lui ai proposé de réouvrir un dojo pour la fédération de l’International Kyokushinkai Organization Tezuka Group. Pour se faire, en décembre 2004, j’ai fait la rencontre de Kaicho Tezuka, lequel était venu donner un entraînement à Brasschaat, au Dojo de Shihan Alain. J’ai été accepté dans le groupe et le 04 avril 2006, mon grade shodan du WOK a été reconnu, officiellement, en grade shodan de kyokushinkai.
- C’est donc en janvier 2005 que j’ai réouvert un Dojo à Neufvilles.
- En janvier 2008, cela fera déjà trois années de passées.  Sur cette période, 47 élèves se sont déjà inscrits et, en date du 13 décembre 2007, il n’en reste plus que 14, dont 4 élèves qui sont toujours là depuis l’ouverture en janvier 2005. 
Il est clair, au vu de ces statistiques, qu’il faudra encore quelques années avant d’obtenir un noyau d’élèves réguliers et motivés, car la voie du kyokushinkai est longue et très éprouvante.   A ce sujet, depuis que j’enseigne je n’ai eu que deux élèves qui ont accédés au grade de ceinture brune (2ème kyu), mais ces deux personnes ont du abandonner il y a déjà bien longtemps.
            - Ma théorie sur la pratique sérieuse du kyokushinkai est claire ; Je préfère la qualité à la quantité.  
            - Pour ce qui est d’autres petits détails concernant mon évolution dans le karaté, je peux vous dire que j’ai pu rencontrer et m’entraîner avec de nombreux instructeurs japonais :-

- Saiko Shihan Shigera OYAMA (9ème dan)
- Sensei Ted OYAMA (4ème dan)
- Kaicho Toru Tezuka (9ème dan)
- Sempai Kunihiro SUZUKI (2ème dan et champion du monde de shinkyokushin)
- Sensei Toru Okamoto (3ème dan)
- Shihan SHICHINOHE
- Shihan TABATA

            - J’ai également participé à de nombreux stages internationaux et nationaux ( dont 7 stages à Papendael-Hollande, de 1985 à 1992).
            - J’espère vous avoir éclairé un peu sur mon parcours et vous souhaite une longue pratique du kyokushinkai.

OSU,